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Le discours de M. Anwar MIRSATTARI ( porte-parole )
devant le Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides, à la fin de la
manifestation.
Ils ne peuvent ni retourner
en Iran ni rester en Belgique ! Où alors ?
Je voudrais vous
rappeler trois événements très récents :
-
l’octroi du prix
Nobel de la paix à Mme Shirine EBADI,( n’oublions pas que M. Louis MICHEL,
Ministre des affaires étrangères a félicité Madame
EBADI en disant qu’elle le méritait.)
-
la condamnation
par l’Union Européenne de l’Iran
pour violation des
Droits de l’Homme,
-
La lettre écrite
par l’ambassadeur iranien en Belgique aux autorités belges.
L’Iran est un pays où il n’y a aucun parti politique,
syndicat , association, liberté d’expression.
La terreur, la torture et l’obscurantisme total règnent
partout.
Tous les éléments que je viens de citer montrent bien sans
équivoque que l’Iran n’est pas un pays sûr, mais au contraire, un pays
invivable et insupportable.
Depuis exactement
50 jours, 250 demandeurs d’asile iraniens, sans compter les membres de
leur famille, occupent des locaux de l’ULB et de l’UCL.
C’est aujourd’hui
le dix-huitième jour de la grève de la faim pour 31 d’entre eux, dont 2
femmes.
Je déclare que le
gouvernement Belge est entièrement responsable de la santé et de la
sécurité de ces gens, car c’est l’ indifférence de sa politique qui a
forcé les demandeurs d’asile à prendre cette ultime initiative au péril de
leur vie.
Monsieur De Wael a
déclaré bien vouloir engager le dialogue avec l’université mais refuse
tout entretien avec moi, le porte-parole des Iraniens. Ce refus de me
recevoir montre à quel point Monsieur De Wael est réticent et peu ouvert
à ouvrir le dialogue. Dans ce genre de situation, il est naturel pour
tous, hormis pour Monsieur De Wael, de recevoir le porte-parole des
grévistes mais au vu de l’état de santé critique de certains Iraniens,
nous sommes prêts à accepter tout geste de Monsieur De Wael.
Voilà pourquoi ces 250 Iraniens occupent l’ULB et l’UCL. Et
que demandent-ils ?
Ils demandent au gouvernement belge :
-
d’arrêter les
négociations en cours avec le régime iranien afin de rapatrier de force
les Iraniens ;
-
de reconnaître
l’Iran comme un pays où les droits les plus élémentaires sont bafoués ;
-
de reconnaître
une impossibilité de retour vers l’Iran et d’accepter de donner un titre
de séjour en attendant l’instauration d’un régime démocratique en Iran.
Au nom des tous les
grévistes, je remercie, les étudiants , les professeurs , les avocats,
les médecins, les partis politiques, les syndicats des ouvriers, les
associations et tous les citoyens belges qui nous soutiennent des quatre
coins de la Belgique .
Merci à vous tous
d’être présents ici.
Ni IRAN, Ni Belgique, où alors ?
Ni DEWAEL, Ni Michel, qui alors ?
Ni DEWAEL, Ni Michel, Di Rupo où
êtes-vous ?
8novembre 2003
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